Paul Malartre, notre ami

Paul Malartre, notre ami

©Michel Gasarian

Paul Malartre, président de l’association des lecteurs de La Vie, nous a quittés la veille de la Pentecôte. Hommage et gratitude à un homme du souffle et de la confiance. A un ami.  

Une silhouette un peu trapue, à peine un sourire espiègle, un étonnement malicieux dans le bleu délavé du regard. Paul Malartre, c’était d’abord une présence. Une disponibilité totale à son interlocuteur, un talent pour faire émerger le meilleur de chacun, une lenteur assumée dans le débit. Paul Malartre, c’était surtout une parole. Notre ami s’est éteint samedi 30 mai suite à un combat épuisant contre un cancer agressif découvert il y a exactement une année. Après un mois à l’hôpital, trop de temps sans visite pour le protéger du coronavirus, il a passé ses derniers jours chez lui, à Saint-Etienne, présent à lui-même et entouré par son épouse Geneviève, ses quatre enfants, ses petits-enfants, porté par les messages de confiance qui arrivaient de toutes parts.

Qui a eu l’idée de lui demander s’il voulait bien se présenter à la présidence des Amis de La Vie ? Huit ans après, nous sommes plusieurs à la revendiquer. En tout cas, c’était bien vu. Paul Malartre était ce qu’on appelle une personnalité – pour ne pas dire une star- dans le milieu de l’enseignement catholique dont il fut le Secrétaire général, estimé par cinq ministres de l’éducation successifs, entre 1999 et 2007. Mais auprès de nos lecteurs, il lui a fallu faire ses preuves !

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L'université d'Assise est repoussée en juin ou octobre 2021

Un calendrier à repenser

L'université d'Assise est repoussée en juin ou octobre 2021
L’université d’Assise est reportée en juin ou octobre 2021

Chacun s’en doute : l’épidémie aura des conséquences sur les rassemblements nationaux proposés par les Amis de La Vie. Il est temps de partager les informations dont nous disposons sur un calendrier forcément chamboulé.

L’université d’Assise pour commencer. Avec 150 inscrits à la veille du confinement, plus de la moitié des places avaient été réservées sept mois avant l’événement. Prévue du 17 au 22 octobre prochain, l’université est repoussée à 2021, du dimanche 26 septembre à 17H au vendredi 1er octobre après le petit-déjeuner. Nous avons du prendre cette décision rapidement, en fonction de plusieurs paramètres, en particulier la disponibilité de nos intervenants. La maison franciscaine qui nous accueillera à Sainte-Marie des Anges n’est malheureusement pas libre pendant les vacances de la Toussaint 2021, ni durant aucune autre période de vacances scolaires.

La décision de ne pas aller à Assise dès cet automne a été prise à regret mais elle est sage. Difficile de solliciter des conférenciers dans ce contexte d’incertitude et d’envisager réunir 300 personnes masquées et inquiètes. L’acompte déjà versé sera remboursé à tous les inscrits d’ici quelques semaines.

L’assemblée générale de l’association, ensuite. Prévue initialement fin mars, elle a été reportée au 15 mai, puis au 26 juin. Stop ! Le bureau de l’association s’est résolu à programmer une AG par vidéo-conférence le 11 septembre. Celle-ci sera réduite à son aspect statutaire et au vote des adhérents. Nous travaillons actuellement à la préparation technique et juridique de cette rencontre où seront conviés tous les membres à jour de leur cotisation. Un nouveau CA sera bien élu à cette occasion. L’assemblée générale 2021 aura de nouveau lieu à la fin mars, en espérant qu’elle retrouve sa dimension conviviale et soit l’occasion de joyeuses retrouvailles avec la rédaction au nouveau siège du Monde, gare d’Austerlitz.

Vos adhésions enfin. Notre lettre semestrielle aux adhérents a pris beaucoup de retard mais elle devrait vous arriver fin juin avec un bulletin indiquant notre nouvelle adresse postale. En attendant, vous pouvez toujours adhérer en ligne. Plus que jamais, ceux qui animent cette vivante et originale communauté de lecteurs ont besoin de votre soutien.

Dominique Fonlupt

Cultiver nos liens à distance

En ces temps où la prudence est requise, des groupes locaux utilisent des outils en ligne pour faire rester en contact et poursuivre leurs échanges.

La rencontre devait se tenir le 21 mars dernier à l’université catholique de Lyon et se poursuivre par un repas. Elle a finalement eu lieu par vidéo-conférence le samedi 2 mai. Des Amis de La Vie du Rhône et une dizaine d’étudiants africains au Centre International d’Etudes pour le Développement Local (CIEDEL) ont participé à un échange de deux heures chaleureux et profond par écrans interposés, cassant l’isolement de personnes confinés dans des conditions très différentes : les uns en chambre universitaire à 5000 km de leur famille, les autres dans des logements plus confortables, seuls ou en couple.

Cette expérience de discussion en ligne, d’autres groupes l’ont tentée ou projettent de la vivre. Nous nous rendons à l’évidence : la nécessaire distance physique n’est pas une parenthèse qui sera bientôt refermée. Le défi de notre association est en effet le suivant : comment cultiver sans partager le pain et le sel les liens patiemment tissés pendant de longues années au sein des groupes locaux des Amis de La Vie ? Alors, on se lance, on tâtonne, on apprivoise la technique et – miracle !- quelque chose se passe.

Le groupe de lecteurs de Canet dans le nord de l’Hérault s’est donné rendez-vous le 23 avril sous la forme d’une conférence téléphonique qui a permis l’expression d’une douzaine de personnes. Son succès a encouragé les Amis de Montpellier à les imiter le 6 mai dernier. Le secret : un animateur attentif, des participants disciplinés et un ordre du jour bien préparé. Echanges de nouvelles personnelles, premières réflexions sur cette situation exceptionnelle, sur la présence et la mission de l’Eglise dans ces circonstances. « Nous avons fait le plein, raconte Colette Hédon, de Montpellier. Dix-sept personnes pour une réunion de deux heures avec une bonne qualité d’écoute. Les deux groupes ont prévu une nouvelle rencontre virtuelle en juin.

Les Amis de La Vie du Loiret prévoient une vidéo-conférence le mercredi 27 mai pour échanger sur l’expérience personnelle de chacun durant le confinement, à partir d’une série de questions. « Nous avons volontairement choisi un angle personnel car il semble impossible en une seule rencontre de tout aborder, l’intime et le collectif, indique Marie-Françoise Jacques-Natali, correspondante du groupe. L’aspect plus collectif fera  l’objet d’un autre rendez-vous ».

Quant au groupe du Rhône, le succès de la rencontre avec les étudiants africains lui a donné une idée : le jeudi 28 mai à 17H, ils ont convié Jean-Pierre Denis, échanger les lecteurs de la région par vidéo-conférence. Pour y participer, inscrivez-vous par courriel (mhdbarbier@free.fr).

D’autres groupes font vivre leurs liens en s’échangeant de simples coups de fils et en partageant de riches lettres de confinement. Et certains ont même l’audace d’imaginer se retrouver dans un jardin un jour de soleil, en zone verte !

Dominique Fonlupt